Limitation par l’AFA à deux listes d’attente: Nos échanges de courrier avec l’AFA

Laure de Choiseul a eu l’amabilité de répondre à notre lettre du 15 Mars dernier, voici la copie de sa réponse datée du 9 Avril :

Notre réponse aujourd’hui :

Madame la Directrice,

Nous accusons réception de votre réponse du 9 avril à notre courrier du 15 mars concernant la décision de l’AFA de limiter l’inscription sur deux listes de demandes en attente.

Nous prenons bonne note de vos remarques et à notre tour souhaitons apporter quelques précisions :

  • Les listes de demandes en attente sont effectivement une requête de notre association car elles correspondent au vœu d’une grande majorité des adoptants. Il nous semble régner une grande confusion entre les listes de demandes en attente et la constitution des dossiers : certaines demandes n’aboutiront à la constitution de dossiers que dans plusieurs années. Il nous paraît donc aberrant de vouloir limiter l’accès aux listes de demandes en attente.
  • Le souci de sensibilisation des familles à la spécificité de chaque pays relève de la démarche d’agrément, puis de la réflexion des familles elles-mêmes une fois l’agrément obtenu, mais pas de l’AFA. Il n’est pas recommandé par les travailleurs sociaux de citer un pays lors des enquêtes d’agréments car ce serait faire courir le risque de se voir fermer les portes d’autres pays en cas de modifications des critères du pays initialement choisi. Par ailleurs, plus aucun pays ne demande l’exclusivité.
  • Vous notez que l’allongement des listes de demandes en attente, suite aux inscriptions multiples des postulants, ne peut qu’indisposer les pays d’origine. Ces listes étant gérées en France par l’AFA, les pays d’origine ne reçoivent que le nombre de dossiers que vous leur transmettez. Quelle peut donc bien être l’interférence avec les listes de demandes ?

Nous nous interrogeons sur la pertinence de l’orientation des candidats à l’adoption par l’AFA vers :

  • les pays non soumis aux listes de demandes en attente. Or, bien avant que l’information de l’ouverture de certains d’entre eux ne paraisse, leur « quota » de dossiers a déjà été atteint.
  • les OAAs dont vous savez pourtant qu’ils écartent la grande majorité des adoptants.
  • les démarches individuelles pour les pays non signataires de la Convention de La Haye, alors même que parallèlement, l’AFA a pour objectif de réduire le nombre de ces procédures.

Tout cela nous semble bien contradictoire avec les objectifs mis en avant par l’AFA.

Nous vous prions d’agréer, Madame la directrice, nos salutations distinguées.

Cet article a 3 commentaires

  1. lusol64

    Je suis très étonnée de lire dans la lettre de la Directrice Générale de l’AFA que les pays souhaitent qu’ils soient spécifiés dans les enquêtes sociales.

    Quand on sait que:
    – les OAA demandent aux adoptants exactement le contraire: ne pas « se fermer » sur un seul pays, mais s’ouvrir à tous car telle est la meilleure façon de trouver une famille à un enfant et non l’inverse…

    – les travailleurs sociaux eux-mêmes le déconseillent: il n’est pas bon de se fixer sur un seul pays parce qu’il n’est pas sain d’avoir une image et une seule de son futur enfant qui pourrait devenir idéalisée et ainsi se heurter à l’image réelle, avec les complications que l’on peut supposer

    – l’actualité de l’Adoption Internationale est aussi incertaine.

    Enfin, aucun pays ne demandant l’exclusivité actuellement, cet argument ne me convainc pas.

  2. Wuxue Girl

    Cette pauvre Laure se raccroche aux brindilles… Sa réponse est bourrée d’aberrations et de mépris pour les adoptants… Mais que fait encore cette femme à ce poste ?

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