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actualité:blog:2008.07.28_népal [2008/07/29 08:38] (Version actuelle)
kim créée
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 +h1. 2008.07.28 « Dans quinze jours, Shola sera à la maison »
 +source : [[http://​www.leparisien.fr/​abo-faitdujour/​dans-quinze-jours-shola-sera-enfin-a-la-maison-28-07-2008-102739.php|Le Parisien]]\\  ​
  
 +Alexandra Echkenazi\\  ​
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 +**STÉPHANIE ELKOUBI, 39 ans, mère adoptive d’une petite fille népalaise**\\  ​
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 +C’EST avec des valises remplies de cadeaux que Stéphanie a pris l’avion hier soir pour Katmandou. Demain, après s’être un peu reposée et refait une beauté pour cette grande occasion , cette directrice commerciale parisienne de 39 ans se rendra à 6 km de la capitale népalaise, à Patan, dans un orphelinat où l’attend depuis quinze mois sa fille adoptive, Shola. « Le 9 août, nous fêteront ensemble ses 4 ans », se réjouit la jeune femme, une photo de la petite datant de sa dernière visite au Népal serrée sur son coeur.\\  ​
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 +C’est en 2005, à 35 ans et après s’être totalement consacrée à son travail, que Stéphanie, célibataire,​ décide d’adopter. « Je n’ai aucun regret, affirme la working girl. C’est un choix. A présent, j’ai envie de faire profiter un enfant malheureux de ma réussite. » Equilibrée et sûre de son projet, Stéphanie passe sans peine les trois entretiens nécessaires pour obtenir l’agrément,​ qui constitue la première étape de l’adoption. « J’ai rencontré à trois reprises une assistante sociale de la Ddass. Elle m’a demandé pourquoi je voulais adopter. Je lui ai répondu que je n’avais pas d’amoureux mais que j’avais envie de construire une famille. Et que cette envie était viscérale. Ces questions ne m’ont posé aucun problème. » Elle obtient le sésame en novembre 2005. « Cela n’a pas été très long : neuf mois, le temps d’une grossesse », note Stéphanie, en souriant.\\  ​
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 +« On se débrouille pour trouver un orphelinat tout seul »**\\  ​
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 +Les autres étapes s’avéreront en revanche beaucoup plus compliquées à franchir. Célibataire,​ l’adoption d’un enfant français lui est interdite. Elle a le droit d’entamer les démarches pour recueillir un petit orphelin uniquement à l’étranger. « Certains pays comme la Chine ne veulent pas faire adopter leurs enfants abandonnés par des femmes seules ou divorcées, poursuit Stéphanie. Je me suis donc orientée sur le Népal. » Comme 38 % des candidats à l’adoption internationale,​ elle fait le choix de la démarche individuelle. « On se débrouille pour trouver un orphelinat tout seul. Internet facilite beaucoup les choses. On remplit un dossier dans lequel on peut émettre des critères de choix si on en a et on attend. Et un jour on vous répond : un enfant vient d’être abandonné, vous pouvez venir le voir », se souvient Stéphanie, encore sous le coup de l’émotion. C’est le 27 avril 2007 qu’elle rencontre Shola pour la première fois à Patan. « L’orphelinat n’était pas glauque du tout. Il y avait des enfants partout qui n’avaient pas l’air malheureux. Lorsque j’ai vu Shola, cela a été un coup de foudre immédiat. »\\  ​
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 +La petite fille tombe dans les bras de Stéphanie, elle manque visiblement d’une vraie maman. A priori, rien n’aurait dû empêcher la nouvelle famille de se former. « Sauf que, trois jours plus tard, le Népal a stoppé l’adoption internationale en raison d’une sale histoire avec des Américains. Jusqu’à ce que mon dossier se débloque il y a quelques jours, notamment grâce au Quai d’Orsay, j’ai vécu des moments d’attente terribles. Je suis retournée voir Shola au Népal, elle aussi était très malheureuse. Elle pensait qu’on l’avait laissée tomber une seconde fois. »\\  ​
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 +Stéphanie s’est renseignée sur les origines de Shola. « Elle a été abandonnée bébé. C’est la police qui l’a trouvée et amenée à l’orphelinat. Au Népal, il n’y a pas de contraception. C’est probablement un acte d’amour de la part de sa mère biologique. » D’ici à une quinzaine de jours, une fois que tous les papiers de Shola seront en règle à la fois pour les autorités népalaises et françaises,​ Stéphanie pourra enfin quitter Patan pour l’Hexagone,​ avec Shola dans ses bras. A Paris, ses nouveaux grands-parents,​ ses oncles, ses tantes et même son arrière grand-mère de 102 ans l’attendent avec impatience. « Je sais que cela ne va pas être facile tous les jours, conclut Stéphanie. Mais je suis prête, comme n’importe quelle maman. »
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 +{{tag>​France Népal 2008}}

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