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2008.09.12 Adoption. Un réseau pour accompagner les parents

source : Le Telegramme

Le Finistère est l’un des départements français où l’on adopte le plus d’enfants. Pour aider les nombreux adoptants et adoptés, le conseil général vient de créer un réseau.

Le chemin de l’adoption est souvent semé de multiples embûches. Malgré ces obstacles et l’extrême longueur de la procédure pour obtenir un agrément du conseil général (environ cinq ans), les Finistériens sont parmi les Français les plus adoptants. « Par rapport au nombre d’habitants, on se situe à la sixième place des départements de l’Hexagone, précise Patricia Adam, vice-présidente du conseil général. Chaque année, près de 200 agréments sont délivrés. Et une centaine d’enfants sont adoptés ». Dès le début du processus, on se heurte à de nombreuses questions. Pas évident parfois de faire face à un psy ou à une assistante sociale qui décortiquent méticuleusement les raisons pour lesquelles on s’engage. Des professionnels qui ont constamment à l’esprit que l’intérêt de l’enfant passe avant tout.
De nombreuses interrogations
« Autre phase pas évidente :
celle qui suit l’obtention de l’agrément. Les couples se sentent souvent bien seuls quand il s’agit de se mettre en contact avec les organismes étrangers qui gèrent les adoptions à l’autre bout de la planète », poursuivent Pascale Mahé et Joëlle Huon, conseillères générales. Plus tard, quand les bambins ont intégré la cellule familiale, d’autres problèmes peuvent survenir. « Comment parler de l’adoption ? Comment répondre à toutes ces questions qui, naturellement, surgiront un jour ? », ajoute Anne Frémy, de l’Agence française de l’adoption.
Aide et soutien

Pour éviter ces écueils, et suivant les recommandations du gouvernement, le conseil général a mis en place un réseau qui regroupe les services sociaux du département, des associations de parents adoptifs ou d’aide à la parentalité. Mais aussi des services de santé publique. Il apportera aide et soutien en proposant une écoute téléphonique, des entretiens individuels, des groupes de paroles, des réunions d’information. Tout récemment son action a débouché sur l’ouverture d’un centre de documentation sur l’adoption à la cité administrative de Ty-Nay, à Quimper-Nord. La création de ce réseau arrive dans un contexte de baisse constante du nombre d’enfants adoptables. « Dans les pays hier sous-développés, la croissance économique a fait que les familles adoptantes sont de plus en plus nombreuses. C’est le cas de l’Inde ou de la Chine, par exemple. Dans ce dernier pays, trente millions de demandes sont en attente », prévient Patricia Adam. « Le nombre d’adoptions dites internationales, qui représentent 90 % des enfants, baisse régulièrement depuis des mois ». Il devient donc de plus en plus difficile d’accueillir un petit garçon ou une petite fille au sein de son foyer.

Pour en savoir plus
adoption@cg29.fr

Didier Déniel


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