2008.09.27 La Chine s’ouvre à l’adoption par des parents français

source : Le Progrès

Une délégation française de l’Agence française de l’adoption revient de Chine et du Népal : pour la première fois, des parents français ont pu adopter des enfants chinois

Quatre filles, deux garçons, et six couples de parents adoptants comblés : tel est le bilan des deux jours passés en début de semaine à Pékin par une délégation de l’Agence française de l’adoption (AFA), présidée par le député de la Loire Yves Nicolin (UMP).

Un chiffre qui peut sembler faible, mais qui est symbolique car ce sont les premières dans le pays le plus peuplé du monde.

«Quand l’AFA a été créée mi 2006, c’est le premier pays vers lequel on s’est tourné, rappelle Yves Nicolin. On a conclu un accord avec le comité chinois de l’adoption, qui demande aux parents des conditions drastiques, auxquelles on est obligé de se plier».

Pas question par exemple de laisser adopter des enfants par des parents célibataires, homosexuels ou… locataires de leur résidence principale.

Pour symbolique qu’elles soient, ces premières adoptions n’augurent pas l’ouverture d’une forte relation entre les deux pays, alors que 800 dossiers de parents français potentiels sont en attente. «Aujourd’hui, le délai est de trois ans. Il y a peu d’enfants abandonnés en Chine. Les autorités estiment ce nombre à 60 000, là où on en compte 170 000 en Russie par exemple, pays pourtant bien moins peuplé», estime le député ligérien. L’AFA s’est donc tournée vers un autre pays, beaucoup plus pauvre : le Népal. L’agence estime entre 500 et 800 le nombre d’enfants népalais susceptibles d’être adoptés chaque année. Mais elle veut s’assurer auparavant que ces enfants sont réellement orphelins, ce qui pourrait s’avérer difficile.

David Blanchard


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