2008.10.14 Adoption : malades et handicapés aussi

source : Ouest-France/trouville-deauville.maville.com

Grâce à l'Orcan, 21 enfants malades ou handicapés ont été adoptés. La secrétaire d'État chargée de la famille a rencontré cette organisation hier.

Avec Nancy, Caen est la seule ville à abriter une organisation régionale de concertation sur l'adoption en France. C'était l'une des raisons de la venue hier à Caen de Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la famille. Appelée l'Orcan, cette organisation a pour objectif d'amener des enfants à particularités (handicapés, maltraités, en difficultés médicales ou psychiques…) à être adoptés. Depuis sa création en 2004, 260 candidatures d'adoption ont été étudiées et 21 adoptions réalisées. Décryptage avec Marie-Laure Bouet-Simon, responsable technique et psychologue.
Pourquoi certaines familles souhaitent-elles adopter des enfants handicapés ?

Leur motivation première est le désir d'avoir un enfant, mais pas forcément un bébé. La plupart du temps, les gens qui adoptent par exemple des enfants trisomiques sont déjà sensibilisés de par leur histoire. Mais certaines familles ne se rendent pas compte des réalités de ce type d'adoption. Il n'y a pas de profil type pour les familles, sinon que les parents ont plus de 40 ans.

Comment cela se passe-t-il ?

On évalue d'abord si l'enfant est psychologiquement adoptable, ce n'est pas le cas de tous. On rencontre l'enfant et tous les intervenants. Ensuite on recherche une famille qui lui correspond. Globalement, 10 à 15 % des familles sont prêtes à ce genre d'adoption. C'est peu, donc les recherches portent sur toute la France. Un suivi obligatoire s'opère ensuite pendant six mois.

Quel message souhaitez-vous faire entendre ?

Montrer qu'une adoption tardive est possible. Certains enfants ont 14 ans. Qu'une adoption à particularités est possible aussi, même si cela demande un travail de préparation très soutenu et de créer une relation de confiance avec l'enfant. Il faut être capable de se mettre à sa place, de comprendre son histoire. Avoir conscience de ce que la blessure de l'abandon peut entraîner. C'est la question centrale.

Pratique. Orcan, 5 place Félix-Eboué (services sociaux du Département) à Caen. Tél. 02 31 57 17 90.


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