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2008.11.06 Adoption : fin du cauchemar colombien

source : La Nouvelle République

Après cinq ans de démarches et d'espoirs déçus, Sandrine et Jean-Christophe Imbert, avaient vu enfin leur rêve se réaliser lorsqu'ils avaient appris, au mois de juin, que l'ICBF (Instituto Colombiano de Bienastar Familiar) leur proposait l'adoption de deux petites filles colombiennes de deux ans et demi et quatre ans. Le temps pour Sandrine de se mettre à l'espagnol et d'accomplir les dernières démarches administratives avec l'aide de l'Agence française de l'adoption, et le voyage fut programmé pour la fin de l'été.
Dès le lendemain de leur arrivée à Bogota, les petites filles, deux sœurs, leur furent confiées. Il ne restait plus qu'à attendre la délivrance du jugement définitif. C'était sans compter sur le mouvement de grève inhabituellement long et dur qui s'est déclaré dans les tribunaux locaux (cf. NR du 13 octobre).
Pendant huit semaines, pour les quatre-vingts familles adoptantes (dont vingt-cinq françaises), la présence des enfants auprès des nouveaux parents a été d'un grand réconfort, mais source aussi d'inquiétude et de désarroi en l'absence de sentence d'adoption.
Un élan de soutien

Dans cette situation difficile, Sandrine et Jean-Christophe ont trouvé écoute et soutien auprès des autorités françaises en Colombie en la personne du consul, Mme Delcroix, qui est intervenue auprès du ministère des Affaires étrangères. Le couple remercie tous ceux qui l'ont soutenu, l'entourage familial ainsi que le large cercle d'amis qui s'est exprimé par de nombreux commentaires (300) et visites (800) sur le blog où l'on pouvait suivre l'évolution de la situation.
Tous ces efforts conjugués ont fini par aboutir à la nomination par le gouvernement colombien de deux « juges de décongestion » chargés de régler les dossiers d'adoption. C'est ainsi que M. et Mme Imbert ont pu rentrer en France le 25 octobre, accompagnés de leurs deux fillettes, Sasha et Kym.
Jean-Christophe Imbert a repris le chemin de son salon de coiffure à Migné-Auxances tandis que Sandrine, chargée de clientèle dans un établissement bancaire, va profiter de son congé d'adoption jusqu'à la scolarisation des enfants, début janvier.


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