Vous avez une question à laquelle vous n'avez pas trouvé de réponse sur cette page ni ailleurs sur le wiki? Cliquez ICI pour la poser sur notre forum.

Participez à notre observatoire permanent sur l'adoption : téléchargez le questionnaire à renvoyer à questionnaire(at)coeuradoption.org.
Les résultats 2012 sont consultables ici.

2009.02.15 Célibataire, Laeticia veut adopter

source : Le Parisien

François-Xavier Chauvet

Les candidats à l’adoption sont de plus en plus nombreux. Chaque année, ce sont 20 000 demandes qui sont formulées au plan national. Seulement un quart sont satisfaites. En 2006, soixante- dix-sept demandes avaient été déposées dans l’Oise. Quarante-trois avaient été suivies d’effet. Parmi ces demandes, beaucoup émanent de familles évidemment, mais on compte aussi désormais des hommes ou des femmes célibataires parmi les candidats.
C’est le cas de Laeticia Galvez. Cette hôtesse de l’air de 37 ans, chef de cabine dans une grande compagnie aérienne, a déposé un dossier il y a maintenant un an. « L’adoption a toujours été en moi », assure la jeune femme qui réside dans un nouveau quartier résidentiel de Villers-sous- Saint-Leu. Et d’ajouter : « J’ai conscience que je n’entre pas dans le schéma conventionnel et que je suis hors normes. Je suis célibataire, je pourrais avoir un enfant biologique, mais je n’ai pas encore rencontré le père. Mon idéal, c’est une famille avec un enfant naturel et un autre adopté. Peut-être que la vie me rattrapera, mais en attendant je veux réaliser mon projet. »
Une démarche qui ressemble à un parcours du combattant. « J’ai obtenu l’agrément en mars 2008. Et, depuis, rien. Au début, on se croit tous exceptionnels et on se dit que ça va aller vite », poursuit la jeune femme qui fait partie de l’association EFA (Enfance et famille d’adoption de l’Oise) qui organise une réunion d’information aujourd’hui à Compiègne.
Ses demandes auprès de l’Agence française de l’adoption (AFA) et des Organismes autorisés pour l’adoption (OAA) sont loin d’avoir abouti. « Je souhaite adopter un enfant né en Russie ou au Viêt Nam, mais je suis très loin sur les listes d’attente. Cela risque de prendre plusieurs années. » Seule solution pour aller plus vite, passer par la démarche individuelle. « Je suis d’un naturel optimiste et je ne veux surtout pas me décourager. Mais dans notre démarche, nous n’avons aucune garantie de réussite, à part notre conviction profonde. Pour réussir, il va falloir que je me bouge », conclut Laeticia Galvez.

Réunion sur l’adoption internationale aujourd’hui, à 14 h 30, à la chapelle de l’institut Guynemer, avenue de la Forêt à Compiègne.


Outils personnels