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2009.02.16 Une Lyonnaise en Ethiopie pour améliorer l’adoption

(Le Progrès) Elodie Chemarin s’envole pour l’Afrique où sa mission sera d’assurer la protection de l’enfance privée de famille et d’encadrer les Français candidats à l’adoption

Depuis le mois août 2008, une réforme concernant l’adoption internationale se met en place. Elodie Chemarin en est l’un des maillons. Elle vient d’intégrer un réseau de volontaires qui vont partir sur le terrain : Inde, Vietnam, Madagascar, Burkina Faso, Mali, Guatemala. Pour Elodie, c’est l’Ethiopie. « Je pars pour deux ans, explique-t-elle avec enthousiasme. Quel que soit le pays, le cœur de mission est le même pour tout le monde. » Globalement, il s’agit d’améliorer les conditions d’adoption car 80 % d’entre elles se font à l’étranger. Elodie précise : « Notre mission imbrique deux volets : la protection de l’enfance et l’adoption internationale. »

Elle insiste sur le premier volet : « On va s’occuper de l’enfance privée de famille, avec des projets à la clé pour lequel le gouvernement a débloqué 3 millions d’euros car il veut faire de cette protection un axe fort de la coopération à l’étranger. On doit faire un diagnostic des carences en matière de prise en charge des enfants privés de famille, en coopération avec les autorités locales et les OAA (opérateurs en matière d’adoption internationale) qui agissent déjà. Notre priorité est vraiment la prise en charge locale. Nous allons veiller à ce que tous les recours pour l’adoption de ces enfants dans leur pays soient épuisés. »

Et s’ils n’ont pu trouver une famille sur leur terre natale, viendra alors la possibilité d’une adoption internationale. « Là, nous voulons jouer le rôle d’interface entre, d’une part, les autorités locales, les OAA et les associations locales; et d’autre part, des parents français que nous accueillerons et accompagnerons dans leurs démarches. Eventuellement nous tenterons de débloquer des cas difficiles. »

Pour cela, Elodie, comme tous les jeunes de la mission, ont été formés par l’association des Volontaires du Progrès, « c’est un opérateur du ministères des Affaires étrangères. »

Elodie, qui a déjà travaillé un an et demi en Namibie, en collaboration avec des orphelinats, est consciente de la tâche qui lui incombe : « En Ethiopie, le contexte est différent. Mais c’est un gros challenge car le réseau est expérimental, tout est à faire. Nous devons être les acteurs du changement d’appréciation de la question de l’adoption. On passe du quantitatif au qualitatif, en étant plus respectueux de l’éthique et des normes internationales dont nous allons devoir nous porter garants. »

La ville de Lyon étudie la possibilité de participer au financement de ce projet.

Elodie a choisi l’Ethiopie car elle est chercheuse africaniste de formation, donc elle sait que « là-bas, il y a 5 millions d’enfants orphelins et privés de famille, dans un contexte de crise alimentaire. Beaucoup sont dénutris. » Mais elle est motivée pour mener à bien sa mission.


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