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2009.07.17 Canada : Du rêve au cauchemar

source : Radio Canada

Au Nouveau-Brunswick, une dizaine de futures familles adoptives viennent de voir leur rêve s'écrouler. Lundi, l'agence d'adoption internationale Imagine, la compagnie ontarienne avec laquelle ces couples faisaient affaire, a déclaré faillite.

L'opposition conservatrice presse maintenant le gouvernement de Shawn Graham de venir en aide à ces familles qui vivent des moments angoissants.

La porte-parole de l'opposition en matière de développement social et député d'Edmundston, Madeleine Dubé, demande au gouvernement du Nouveau-Brunswick d'aider ses familles.

« Il faut s'assurer de récupérer tous ces dossiers pour que la province du Nouveau-Brunswick puisse donner un appui psychologique et technique à toutes ses familles », a-t-elle fermement déclaré.

Les provinces et le gouvernement fédéral ont entamé des discussions afin de trouver un moyen de poursuivre les démarches d'adoption entamées par les 400 ménages canadiens impliqués dans cette histoire.

Un témoignage bouleversant

Nicole Cormier, de Bouctouche, a entamé un processus d'adoption en Éthiopie, il y a trois ans. Elle et son mari ont déjà déboursé 15 000 $ dans cette aventure. Ce serait d'ailleurs le montant versé, en moyenne, par les quelque 400 familles canadiennes qui faisaient affaire avec l'agence d'adoption.

« Il y a tellement de rumeurs. On a entendu dire que le propriétaire de l'agence avait utilisé l'argent à des fins personnelles. Des choses qu'on apprend et qui commencent à nous enrager de plus en plus. C'était notre argent, 400 ou 500 familles à 15 000 $ chaque, ça fait de 6 à 7.5 millions », a-t-elle calculé.

En fait, les familles ont finalement très peu d'informations vérifiables. Pour l'instant, elles sont laissées à elles-mêmes. Certaines ont pris le premier vol pour l'Éthiopie. D'autres songent à un recours collectif. Nicole Cormier, elle, sollicite un coup de pouce du gouvernement.

« Si, au moins, les familles qui ont mis du temps et de l'argent dans l'agence pouvaient avoir le gouvernement de leur côté pour les aider à continuer l'adoption », a-t-elle laissé entendre.


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