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actualité:blog:2009.08.12_luxembourg [2009/08/22 23:56] (Version actuelle)
kim créée
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 +h1.2009.08.12 Adopter, c'est d'​abord patienter
  
 +source : [[http://​lequotidien.editpress.lu/​politique-et-societe/​5048.html|Le Quotidien]]\\  ​
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 +**Le ministère de la Famille tente de satisfaire du mieux qu'il peut les demandes d'​adoption qu'il centralise. La réforme annoncée ne va pas bouleverser son rythme annuel. Le fait de permettre aux célibataires d'​adopter un enfant ne signifie pas que les pays d'​origine tolèrent cette évolution.**\\  ​
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 +De notre journaliste Geneviève Montaigu
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 +Chaque année, le ministère de la Famille, qui fait office d'​autorité centrale en matière d'​adoption,​ enregistre en moyenne 70 demandes de parents désireux d'​accueillir un enfant dans leur foyer. Débute alors une longue période d'​attente,​ entre deux à quatre ans, avant de voir l'​enfant prendre sa place à la maison.\\  ​
 +«Ce n'est pas si long, en comparaison avec d'​autres pays européens. En France, la moyenne est de six à sept ans d'​attente,​ cinq en Allemagne»,​ commente Jacques Küntziger, conseiller de direction et chef du service adoption au ministère de la Famille. Et chaque année, au Grand-Duché,​ 40 à 45 adoptions sont réalisées.\\  ​
 +Le gouvernement a annoncé dans son programme une réforme de la législation qui permettrait aux célibataires de réaliser des adoptions plénières. À ce jour, les nationaux en sont toujours privés. Et pour les non-Luxembourgeois,​ cela dépend de la législation en vigueur dans leur pays d'​origine.\\  ​
 +Adopter, c'est d'​abord connaître la loi. Et pas seulement la loi en vigueur au Grand-Duché,​ celle-ci ne fait que s'​appliquer pour la procédure. Les conditions d'​adoption sont régies par la législation du pays d'​origine de l'​enfant. Et si le Luxembourg change sa législation,​ cela ne veut pas dire que tout sera possible pour les célibataires. C'est un peu comme pour les couples homosexuels,​ même si la loi s'​assouplit au Luxembourg, encore faut-il que le pays d'​origine de l'​enfant,​ qui a autorité sur les conditions d'​adoption,​ accepte ces situations particulières.\\  ​
 +«Je connais peu de pays qui acceptent de confier un enfant à un couple homosexuel ou à un célibataire. La plupart des pays d'​origine des enfants n'ont pas connu la même évolution des mœurs dans leur société. Nous ne pouvons pas cacher à nos partenaires la réalité. Si nous savons que l'​enfant sera élevé au sein d'un couple homosexuel, l'​organisme partenaire le saura. C'est notre devoir de veiller au respect de la procédure et au respect de la législation en vigueur dans le pays d'​origine»,​ explique Jacques Küntziger.\\  ​
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 +**Législation à géométrie variable**\\  ​
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 +Et cette législation est à géométrie variable selon les pays d'​origine. Certains demandent un certificat de stérilité,​ d'​autres exigent que l'un des deux parents soit Luxembourgeois (la Corée du Sud), d'​autres fixent des limites d'​âge.\\  ​
 +Le ministère évite surtout d'​exercer la moindre pression sur les pays d'​origine. «Nous connaissons le nombre d'​enfants que chaque pays est capable de confier à l'​adoption. Par exemple, on sait que l'​Afrique du Sud nous confie entre 10 et 15 enfants par an, donc on ne va pas leur envoyer40dossiers...»
 +La Maison de l'​adoption,​ créée il y a deux ans au Luxembourg, est en charge de suivre les parents avant la procédure, pour les préparer à l'​adoption,​ et assure également les services post adoption. Elle coordonne les dossiers des cinq services d'​adoption agréés en dispensant des formations nécessaires aux parents : «Chaque enfant amène avec lui une histoire, un bagage, il est important que les parents le comprennent. Au Luxembourg, ce sont huit heures de préparation et c'est peu comparé à d'​autres pays», détaille le chef du service.\\  ​
 +Les organismes sur place comparent alors les profils des parents avec celui de l'​enfant. Ils cherchent des affinités, un milieu plus favorable qu'un autre selon l'âge de l'​enfant,​ et s'​attardent sur l'âge des parents. Au Grand-Duché,​ il n'y a pas de limite supérieure mais certains pays en fixent une. Elle ne dépasse pas les 45 ans, voire les 40 ans dans certains pays.\\  ​
 +«Un de mes interlocuteurs en Afrique m'a dit sa surprise en voyant l'âge des parents, car chez eux à 40 ans, on est déjà grand-père!»,​ raconte Jacques Küntziger pour illustrer ces différences sociales qu'il faut prendre en compte.
 +ÀLuxembourg,​ la moyenne d'âge des hommes est de 40 ans et celle des femmes de 38 ans pour les couples adoptants. Les plus jeunes avaient 25 ans. Sur les 38 couples qui ont déposé un dossier au cours de cette année, sept ont déjà des enfants biologiques et sept autres ont déjà adopté un enfant. Les 24autres sont sans enfant.\\  ​
 +«Il n'y a aucune priorité dans les dossiers. Il faut que les profils correspondent,​ c'est l'​essentiel»,​ insiste Jacques Küntziger. C'est l'​intérêt supérieur de l'​enfant qui prime et qui est ici appliqué.\\  ​
 +Si 70 demandes sont enregistrées en moyenne chaque année contre 45 adoptions réalisées dans le même temps, cela ne signifie pas forcément que la moitié ne sont pas satisfaites. «Vous savez, il y a des tas d'​aléas qui interviennent au cours d'une procédure. D'​abord,​ les statistiques des divorces se reflètent dans les nôtres. Il y a aussi les mutations professionnelles des parents qui changent de pays donc de législation»,​ cite en exemples le conseiller de direction.\\  ​
 +Les autres prennent leur mal en patience. Car l'​adoption,​ c'est avant tout une question de patience.
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 +{{tag>​Actualité Luxembourg 2009}}

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