2009.09.04 À 61 ans, elle adopte une petite Malgache

(Canoë) En acceptant de suivre son conjoint à Madagascar pour le travail en janvier dernier, Ginette Veillette, de Val-d'Or, ne s'attendait surtout pas y vivre une aussi belle et grande expérience: adopter, à 61 ans, une petite Malgache de bientôt 2 ans.

Mme Veillette et son conjoint, André Samson, vivent à Tananarive (ou Antananarivo), la capitale de Madagascar. Celui-ci est employé d'une compagnie minière oeuvrant sur ce coin du globe situé en plein océan Indien.

Mme Veillette a donc choisi de suivre son conjoint pour les trois années du contrat professionnel qu'il a signé. Trois semaines après son arrivée en sol malgache, elle s'est impliquée bénévolement auprès d'un orphelinat.

«On dit orphelinat, mais les enfants qui s'y trouvent ne sont pas orphelins, ils sont abandonnés par leurs parents. Les mères passent en cour et signent les papiers. Certaines n'ont pas d'argent pour les élever, d'autres parce qu'elles sont seules. Ces enfants-là n'ont tout simplement pas d'avenir devant eux. Ils ne peuvent pas aller à l'école parce que l'orphelinat n'a pas d'argent pour les aider. Il ne reçoit pas d'aide gouvernementale. Nous les aidons du mieux qu'on peut», confie Mme Veillette.

Celle qui, aujourd'hui âgée de 61 ans, avait fait le choix de ne pas avoir d'enfants s'est liée très rapidement à l'une des petites pensionnaires, Tania. Au point où Mme Veillette et son conjoint ont décidé de lui faire une place dans leur vie. La petite fille, qui aura 2 ans le 30 septembre, n'avait que cinq mois à son arrivée à l'orphelinat.

«Dès la première journée où j'ai commencé mon bénévolat, Tania s'était attachée. Elle réagissait quand elle me voyait arriver, alors qu'elle n'avait pratiquement aucune réaction auparavant. Puis, au fil des jours, elle est devenue jalouse si d'autres enfants venaient me voir ou si je m'occupais des d'autres», souligne Mme Veillette.

Entre éprouver ce fort sentiment envers un enfant et entreprendre les démarches d'adoption, il y a une énorme marche que le couple n'a pas hésité à franchir.

«C'est sûr qu'on s'est dit au début que nous étions trop vieux pour adopter un enfant si jeune. Mais nous en avons discuté et André s'est dit pourquoi serions-nous trop vieux? Au contraire, ça va nous donner une raison pour se garder jeunes. Nous aurons aussi tout notre temps pour nous en occuper. Nous voulons lui donner un avenir, pas la voir dans la rue à quêter pour survivre», poursuit la femme qui a beaucoup veillé sur ses nièces, ses neveux et sur les enfants de ceux-ci.

Pour le conjoint de Mme Veillette, l'aventure est différente puisqu'il est père de trois enfants devenus grands, qui lui ont aussi donné le bonheur d'être grand-père.


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