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actualité:blog:2009.09.04_elles_décident_d_abandonner_leur_enfant [2009/09/07 10:46] (Version actuelle)
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 +h1. 2009.09.04 Elles décident d'​abandonner leur enfant
 +([[http://​www.paris-normandie.fr/​index.php/​cms/​13/​article/​213901/​Elles_decident_d_abandonner_leur_enfant|Paris Normandie]]) Enfance : l'an dernier, une vingtaine de mamans ont accouché sous X e Haute-Normandie
  
 +Quelques jours avant les vacances, la maternité du CHU de Rouen vit le passage «éclair» d'une maman. Elle est arrivée juste à temps pour accoucher et deux heures après avoir mis au monde un enfant, elle était déjà repartie sans laisser d'​adresse,​ mais en «oubliant» son bébé!
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 +Ce type d'​accouchement express et anonyme est très rare. Mais, bon an, mal an, de huit à dix mamans font le choix, au CHU de Rouen, d'​accoucher sous X et donc d'​abandonner leur enfant. Au centre hospitalier du Belvédère,​ le service maternité gère lui aussi de un à trois cas par an.
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 +En 2008, quatorze naissances sous X (ou naissances sous le secret) ont été enregistrées en [[tags:​76|Seine-Maritime]],​ mais dans trois cas, les mamans sont revenues sur leur souhait initial et sont reparties de la maternité avec leur enfant! Le [[tags:​27|département de l'​Eure]] enregistre, lui, trois cas en 2008.
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 +Qui sont ces mamans? Comment les services hospitaliers gèrent ces situations particulières?​ Françoise Javois, psychologue clinicienne au CHU de Rouen, apporte quelques éléments de réponse: « Il n'y a pas de profil type de femmes qui accouchent sous le secret, elles ont de moins de 18 ans à plus de 40 ans, tous les milieux socio-professionnels sont concernés et contrairement à une idée reçue, il ne s'agit qu'​exceptionnellement de victimes de viols. »
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 +Ces femmes, marquées par une histoire personnelle délicate ou un environnement compliqué, décident généralement d'​abandonner leur enfant vers le 4e ou 5e mois de grossesse. « C'est rarement avant. Car il y a bien souvent un déni de grossesse ou une dénégation de grossesse. Lorsqu'​elles commencent à consulter, elles expriment alors le vœu du secret. »
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 +Dès lors, la femme est prise en charge. Françoise Javois explique: « Nous enclenchons la grossesse psychique pour que la grossesse physique suive. Et l'on se rend compte que ces femmes désirent protéger leur enfant mais pour des raisons qui leur sont personnelles,​ elles ne souhaitent pas le garder. » Dès lors, tout le travail psychologique consiste à transformer l'​abandon de l'​enfant en un don à l'​adoption!
 +Et les pères de famille? « Les papas sont totalement absents. Mais à leur décharge, ils ne sont que très rarement au courant de la grossesse ! Ces femmes sont vraiment seules. »
 +Une formation spécifique,​ pour gérer au mieux l'​accueil de ces femmes, a été dispensée au personnel de la maternité. « Il a été nécessaire de modifier le regard du personnel, souligne Françoise Javois. Les soignantes étaient jugeantes. Ce comportement a disparu mais cela témoigne du fait que ces situations sont dérangeantes,​ surtout à la maternité, dans une communauté féminine. »
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 +Sans préjuger d'​éventuels assouplissements à cette loi du secret, qui constitue une véritable exception culturelle française, Françoise Javois constate avec un certain dépit que des pays comme la [[pays:​Suisse]] et l'​[[pays:​Allemagne]] remettent en service des «tours», système qui permet d'​abandonner anonymement des enfants à l'​entrée des hôpitaux. Comme celui qui subsiste, en témoignage d'une époque révolue, rue Germont à Rouen. Il cessa de fonctionner le 1er octobre 1862.
 +{{tag>​Actualité 2009 France 27 76}}

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