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actualité:blog:2009.11.07_colombie_compte_rendu_de_la_mission_française_en_colombie [2009/11/22 23:09] (Version actuelle)
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 +h1.2009.11.07 Compte rendu de la mission française en Colombie
 +source : [[http://​www.apaec.org/​contact-forum-postadoption/​Compte-rendu-de-la-mission-francaise-en-Colombie-15-au-19-septembre-2009_962]]\\  ​
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 +**MISSION DES ACTEURS FRANÇAIS DE L’ADOPTION EN COLOMBIE**\\
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 +En tant que principale association de parents adoptifs d’enfants colombiens l’Apaec a été invitée à faire partie de la mission française qui s’est rendue en Colombie du 15 au 19 septembre dernier. Cette mission conduite par Monsieur JP. Monchau , ambassadeur chargé de l’adoption comprenait aussi Madame B. Biondi, directrice de l’AFA, accompagnée par Madame Claudia Schattka-Poncet,​ correspondante de l’agence à Bogota et Monsieur JB. Larzabal, représentant des OAA intervenant en Colombie. L'​objectif de cette mission était de présenter la nouvelle organisation française ​ de l’adoption aux responsables de l’ICBF et d’examiner la situation de l’adoption en Colombie.\\
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 +**Le Président de l’APAEC y était**\\
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 +Depuis la visite de l’AFA en 2007, aucune rencontre officielle n’avait eu lieu entre les autorités centrales des deux pays. L’organisation de l’adoption en France avait changé avec la nomination d’un ambassadeur spécifiquement chargé de l’adoption internationale,​ la création du Service de l’adoption internationale,​ l’installation de l’AFA et l’arrivée en poste de sa nouvelle Directrice. La Colombie était intéressée de rencontrer les nouveaux acteurs français pour leur présenter sa politique de protection de l’enfance et les y associer encore plus étroitement. La présence au sein de la délégation d’un représentant des OAA et d’un représentant des parents adoptifs d’enfants colombien en la personne du président de l’APAEC, visait à remettre tout le monde en phase avec la réalité de l’adoption en Colombie aujourd’hui. Les rencontres ont eu lieu les 16,17 et 18 septembre 2009.\\
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 +__LA DELEGATION FRANCAISE__\\
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 +Elle comprenait M. Jean-Paul MONCHAU, ambassadeur chargé de l’adoption internationale et chef du service de l’adoption internationale au MAEE (FAE/SAI), Mme Béatrice BIONDI, directrice générale de l’Agence française de l’Adoption (AFA), M. Jean-Baptiste LARZABAL, vice-président de la Fédération française des Organismes agréés pour l’adoption,​ représentant les 7 OAA opérant en Colombie, et M. Hugues JOIN-LAMBERT,​ président de l’APAEC. La représentante locale de l’AFA, Mme Claudia SCHATTKA-PONCET s’est jointe à cette mission.\\
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 +M. David IZZO, Premier Conseiller à l’Ambassade a invité la délégation à son arrivée pour un dîner de travail .
 +M. Sébastien JONDOT, Consul a pris le temps d’accompagner la délégation au long des trois journées de réunions.
 +M. Jean-Michel MARLAUD, Ambassadeur de France à Bogota, a invité les autorités colombiennes et la délégation pour un dîner de clôture.\\
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 +__LES RESPONSABLES ICBF COLOMBIENS RENCONTRES__\\
 +Au siège de Bogotá :\\
 +Mme Elvira FORERO, Directrice Générale de l’ICBF, Mme Ilvia Ruth CARDENAS, Coordinatrice Groupe Adoptions, Mme Maria Patricia SERRA REY, Directrice Coopération et Conventions,​ Mme Ingrid RUSINQUE, Sous-Directrice Interventions Directes et Mme Martha Liliana HUERTAS, Directrice Technique ICBF\\
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 +A Cali :\\
 +M. John Arley MURILLO BENITEZ, Directeur Régional Valle\\
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 +A Medellin :\\
 +M. Guillermo Garcia GAVIRIA, Directeur Régional Medellin\\
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 +__LA POLITIQUE COLOMBIENNE DE LA PROTECTION ENFANCE__\\
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 +Les trois rencontres avec les responsables nationaux ou régionaux de l’ICBF et les visites proposées d’établissements de l’ICBF ou soutenus par lui ont permis de comprendre les ambitions de la politique colombienne de protection de l’enfance.\\
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 +Diverses procédures et structures existent déjà depuis longtemps pour accueillir ou recueillir les enfants de familles fragilisées ou abandonnés. Leur mise en œuvre et leur fonctionnement sont très encadrés par des procédures administratives et judiciaires qui ont fait leurs preuves. Mais les défis à relever restent importants dans ce pays où malgré un développement économique évident, la pauvreté reste importante et la violence malheureusement très présente tant dans les conflits politiques que dans la vie privée des citoyens.\\
 +C’est pourquoi il est intéressant de mentionner les projets prioritaires lancés aujourd’hui par l’ICBF à destination des enfants dont il a la charge :\\
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 +    * BEBETECA : il s’agit de bibliothèques implantées dans les « jardines infantiles » à destination d’enfants de 0 à 6 ans . Elles comprennent 120 livres dont le but est de favoriser le développement du langage, de l’expression,​ de la communication et de la créativité des enfants. Parallèlement il est prévu de former, accompagner et évaluer en permanence les éducateurs impliqués dans le projet.\\
 +    * PROYECTO DE VIDA : le projet vise à offrir une alternative à l’adoption aux enfants de plus de 8 ans porteurs d’un handicap ou aux fratries difficilement adoptables. Son objectif est d’initier une démarche de formation personnelle aux arts, à un métier et aux activités de tous les jours pour déboucher durablement sur l’autosuffisance et indépendance.
 +      Ce projet comprend notamment l’organisation de vacances à l’étranger susceptibles de déboucher sur l’adoption de certains de ces enfants, seuls ou en fratrie.\\
 +    * CONSTRUCTIONES : D’autres projets concernent la multiplication d’établissements,​ foyers ou jardins sociaux.\\
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 +S’ajoute à cela le programme national « Derecho a la felicidad » qui associe les entreprises privées à une démarche de qualification de leurs employés, d’éveil de l’intérêt de leurs enfants pour la formation et le travail, de mise en place de solutions internes pour faciliter la présence des salariés tout en leur permettant de rester proches de leurs bébés allaités ou malades.\\
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 +__LES ETABLISSEMENTS VISITES__\\
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 +La mission a visité plusieurs types d’établissements faisant partie des dispositifs de protection de l’enfance :\\
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 +    * un Hogar sustituto, foyer d’accueil tenue par une femme agréée, accompagnant 4 enfants au maximum, pour 2 x 6 mois au maximum. Il n’existe aucun contrat régissant les obligations de la mère substitutive mais elle perdrait évidemment son agrément si ça n’allait pas. L’accompagnement prévoit l’aide de divers professionnels de l’ICBF : psychologue,​ nutritionniste,​ pédiatre et psychiatre.\\
 +    * une « institucion de proteccion » la Fundacion Hogar San Mauricio à Bogotá, qui reçoit en journée les enfants du quartier et en loge certains. Ils ont de 2 à 18 ans.  171 enfants sont là en permanence, 130 les rejoignent dans la journée. 70 salariés s’en occupent.\\
 +    * Cette institution privée accompagne aussi des handicapés mais n’a pas de rapport avec l’adoption.
 +    * un centro de formacion Don Bosco à Cali . Ce « CROJ - Centre de Référence et d’Opportunités Juveniles » est une structure originale qui aide plusieurs centaines d’enfants et adolescents sous protection de l’ICBF, notamment des majeurs démobilisés des groupes armés illégaux à s’insérer socialement et dans le monde du travail grâce à l’appui d’un réseau d’entreprise publiques ou privées.\\
 +    * Deux « jardines sociales » « El Paraiso » à Cali et « San Javier » à Medellin, crèches-maternelles implantées au cœur des cités. Ces structures accueillent les enfants de 2 à 6 ans du lundi au vendredi et leur donnent accès à des activités d’éveil. Ils passent chaque heure d’une activité à l’autre - expression corporelle, arts plastiques, technologie,​ parcours d’aventure et activités sportives, et apprentissage de la lecture à la Bebeteca. Ils mangent sur place. Faute de cette structure, les parents ne pourraient pas travailler tous les deux, ou les enfants seraient livrés à eux-mêmes. Une variante de ces jardins consiste en la prise en charge de 14 enfants par des mères communautaires formées, ​ rémunérées et dispersées dans la province. Elles seraient près d’un millier autour de Medellin.\\
 +    * Quatre maisons privées partenaires de l’ICBF pour l’adoption et la plupart connues des membres de l’Apaec : « La Casa de la Madre y el Niño » à Bogotá, « Chiquitines » à Cali et « La Casita de Nicolas » et « la Casa de Maria y el Niño » à Medellin. A noter que si ces maisons ne reçoivent pas que des enfants recueillis par l’ICBF mais sont aussi habilitées à en recueillir directement,​ toutes sont incluses dans le dispositif de l’ICBF qui est présent dans leur commission d’attribution d’enfants via un délégué permanent.\\
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 +__L’ADOPTION PAR LES FRANÇAIS__\\
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 +En moyenne, 2.500 enfants sont confiés chaque année à l’adoption en Colombie. Les Colombiens évidemment prioritaires en prennent en charge environ 1000 (40 à 45 %) et adoptent les plus jeunes qu’ils peuvent. Les étrangers s’en voient confier environ 1500 chaque année dont 300 environ pour les français. Ces derniers sont actuellement 1100 en liste d’attente ce qui devrait leur laisser espérer environ 3,5 ans d’attente. L’expérience montre que c’est plus de 4 ans qu’il faut aujourd’hui pour se voir confier un enfant.\\
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 +Malheureusement ça ne peut que s’aggraver car sur les 1.100 candidats en attente, près de 70% espèrent des enfants entre 0 et 2 ans, ceux-là même que les colombiens adoptent le plus volontiers. 18% des français espèrent des 3-5 ans. Dures réalités qui se passent de tout commentaire.\\
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 +Dans les documents présentant l’adoption en Colombie, l’ICBF écrit :\\
 +« Dans l’intérêt supérieur de nos enfants, et bien que chaque candidature à l’adoption mérite un examen particulier,​ priorité sera donnée aux :\\
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 +   1. Familles colombiennes
 +   2. Familles prêtes à adopter une fratrie de plus de 2 enfants
 +   3. Familles prêtes à adopter une fratrie de 2 enfants dont un de plus de 8 ans
 +   4. Familles prêtes à adopter une fratrie d’enfants de plus de 8 ans
 +   5. Familles prêtes à adopter des enfants ayant un handicap physique sensoriel ou mental ».
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 +Il faut donc entendre que, de plus en plus, seuls resteront adoptables pour des étrangers, les enfants de plus de 5 ans, les fratries et les enfants à besoins spécifiques.\\
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 +Hugues Join-lambert,​ président de l'​APAEC.\\
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 +Nota : Le coût du voyage du président de l’Apaec a été de 2.188,94 € entièrement à charge de l’association.\\
 +{{tag>​Actualité Adoption Colombie}}
  

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