2010.01.04 Le magasin de la pouponnière de Bamako-Coura incendié vendredi: 93 enfants s'en sortent indemnes, d'importants dégâts matériels

source : http://www.maliweb.net/category.php?NID=54947&intr

Le magasin de la structure a été totalement ravagé par le feu le 1er janvier. Si le bilan des dégâts matériels reste très lourd, la centaine d'enfants qui occupaient les lieux l'ont échappé belle grâce à l'intervention efficace des sapeurs- pompiers et la générosité des familles environnantes.

L'histoire s'est répétée à la Pouponnière de Bamako-Coura. Vingt ans après son premier incendie (20 janvier 1990), le magasin et la cuisine du Centre d'accueil et de placement familial ont été complètement ravagés par le feu, le 1er janvier, tout juste après la prière du vendredi.

Grâce à l'intervention efficace des services de la Protection civile, le feu n'a pas pu se propager aux autres bâtiments, notamment les dortoirs. Mais, la fumée a affecté les 93 enfants qui occupaient les lieux. En effet, pendant que la Protection civile se battait contre les flammes, les populations du quartier et autres passant évacuaient généreusement les enfants par-dessus le mur dans les familles environnantes.

“Tout ce que nous possédons a été ravagé par le feu. Il s'agit des vêtements, des jouets, des berceaux, des meubles etc. Ce sont des millions de FCFA qui sont partis en fumée. Dieu merci, nos enfants s'en sont sortis indemnes”, a indiqué la directrice de la Pouponnière Mme Ouattara Nènè Ouattara.

“J'avais fini de faire la cuisine et je me reposais tranquillement. Brusquement, j'ai vu la flamme sur le plafond de la cuisine. Avant d'alerter les gardiennes des enfants dans les dortoirs. Ensemble, nous avons crié au secours”, a déclaré la cuisinière du jour, Kadidiatou Traoré.

Elle ignore comment l'action s'est produite et jure, la main sur le coeur qu'elle avait complément éteint le feu après avoir préparé le repas de midi. Nous ignorons d'où le feu est venu. Après avoir préparé, j'ai éteint tous les feux avant d'aller me coucher dans la cuisine avec l'une de mes collègues. On attendait que la descente de la mosquée pour servir à manger aux “ grands ” qui s'amusaient sous le toit Quelques temps après, je voyais la fumée monter pour atteindre le plafond. Sinon, dire qu'il y avait du feu allumé je n'en suis pas du tout sûre, a déclaré la cuisinière. Son argumentaire a été battu en brèche par le lieutenant Mamadou B. Touré du service de la Protection civile. “Le feu est parti du couloir (côté EDIM) transformé en cuisine. Ce n'est pas un feu de court-circuit, l'origine peut être de l'ordre humain ”, a-t-il expliqué.

D'autres témoignages imputent l'origine du feu aux pétards qui ont été largement utilisés à l'occasion du réveillon. Dans tous les cas, une enquête est ouverte pour situer les responsabilités. En attendant ses conclusions, l'unanimité a été faite sur l'état piteux de la cuisine qui ressemble plutôt à un dépotoir.


Mme Maïga Sina Damba : “c'est un 1er janvier triste que nous avons vécu. Dieu merci, il n'y pas eu de perte en vie humaine. Tous les bébés ont été évacués avec l'aide des personnes de bonne volonté. Je saisis l'occasion pour saluer tous ceux qui ont contribué à aider les enfants particulièrement les familles Sogoba et Thierro où les nounous ont été mis à l'abri ”.

S'agissant des dispositions pour la prise en charge des enfants, elle a affirmé que pour l'instant tous les bébés seront transportés à la Pouponnière 2 et à la Cité des Enfants à Niamakoro Cité Unicef avant de faire l'état des lieux et prendre des dispositions pour l’avenir .

Pour sa part, la première Dame, Mme Touré Lobo Traoré, a saisi l'occasion pour inviter les bonnes volontés à se mobiliser aux côtés des victimes.

Bandiougou DIABATE , ,Soumaila GUINDO


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