2010.01.25 Une histoire d'adoption ébranlée par le séisme à Haïti - Fay-de-Bretagne

source : Ouest-France
Depuis un an, Sophie et Jean-Michel ont engagé une procédure d'adoption en individuelle sur Haïti avec une crèche agréée par l'état haïtien, Les petits anges de Chantal. La structure est répartie sur deux zones, Port-au-Prince, Les-Cayes. « Il ne faut pas confondre enfants orphelins par le séisme et enfants avec filiation de parents adoptifs qui ont déjà, pendant un an, été examinés par le conseil général avant d'avoir un agrément », précise le couple.

Cet été, tous deux devaient aller chercher leur petite fille de 5 ans. Depuis le séisme, ils sont dans l'inquiétude face à la situation. « Là-bas, l'eau manque, la nourriture, les médicaments, expliquent-ils. La violence empire et nous redoutons les risques sanitaires à venir, les épidémies qui pourraient toucher la population et donc, les enfants déjà bien fragiles physiquement et moralement ». Les enfants de la crèche ont été regroupés aux Cayes à 200 km de Port-au-Prince. « Ils dorment dehors, dans l'insécurité », lance la maman, désemparée.

« Des traces d'affiliations, il y en a au Service des administrations internationales (SAI) », confirme Sophie parlant au nom de tous les adoptants : « On remplit une fiche de renseignements dès qu'on a accepté une filiation. On y met le nom, l'adresse de la crèche, le nom de la responsable, son numéro de téléphone, les renseignements connus de l'enfant. En retour, on reçoit un numéro du SAI. Il y a donc des traces en France de toutes les adoptions individuelles ».

C'est un cri d'appel du couple et des autres parents adoptifs qui souhaitent que la France intervienne vite et mette tout en oeuvre pour rapatrier les enfants dont la procédure d'adoption est actuellement en cours dans les familles auxquelles ils ont été attribués et reconnus adoptables. « Tout comme Hillary Clinton qui vient de se déplacer en Haïti et qui a commencé le recensement de toutes les familles américaines en début ou fin de procédure d'adoption, signale Jean-Michel. En Haïti, ils ne font pas de différence entre les adoptants individuels et les adoptants par les organismes autorisés pour l'adoption ».

Une urne est installée à la supérette Coccinelle, à Fay, pour venir en aide aux enfants de la crèche. Les dons seront remis sur un compte étranger de Marie-France, la directrice.


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