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2010.02.04 Le petit Loévan et son père sont de retour d'Haïti - Bégard

source : ouest-france.fr
Marie-Caroline Gouriou et Franck Le Loarer sont soulagés. Leur procédure d'adoption a enfin abouti. En octobre, les Bégarrois avaient rendu visite à Loévan, le petit garçon haïtien qu'ils étaient en train d'adopter. Ils devaient le ramener en France en février. Mais la crèche où il vivait à Pétionville s'est effondrée.

Alors son père, pompier à Saint-Brieuc, est parti quinze jours en mission humanitaire à Haïti. « On était tellement fatigués le jour où Loévan est arrivé à Orly, qu'on n'a eu qu'une seule hâte, repartir rentrer chez nous ! », soupire Marie-Caroline Gouriou, les traits encore tirés, tandis que le petit garçon de quatre ans, assis sur ses genoux, joue avec une petite voiture. « En fait, le soulagement, on ne l'a eu que lorsque Franck est rentré à son tour, trois jours plus tard. »

Payer un garde du corps

Franck Le Loarer était en effet parti à Haïti avec son collègue, Benjamin Le Goff. « La décision de partir, je l'ai prise le temps d'une cigarette ! », sourit l'homme du feu qui a partagé avec le couple l'attente de l'arrivée du petit garçon en France. Et de souligner, à la place de Marie-Caroline, tout le travail harassant qu'elle a dû fournir en amont, fait « de contacts avec l'ambassade de France, le Quay-d'Orsay pour se faire entendre ».

Il se souvient aussi des difficultés sur le terrain. Il leur a ainsi fallu trois jours rien que pour rejoindre Jacmel, une ville de 40 000 habitants. « Franck gardait tout pour lui, mais je voyais bien qu'il bouillait ! »

Le sauvetage d'un bébé de 23 jours dès le 1 er jour leur permet de temporiser leur impatience. « Tous les jours, on vivait des événements forts qui nous redonnaient espoir, nous faisaient rebondir. » Au bout du cinquième jour, ils trouvent un chauffeur. 40 km et 4 h 30 de route plus tard, Franck Le Loarer arrive à Pétionville. « Ça a été un choc. Le bâtiment était prêt à s'effondrer, les enfants étaient dehors avec, en guise de tente, des draps tendus sur des bâtons, dans un quartier où se déroulaient des meurtres, des viols. Il a fallu payer un garde du corps, armé jusqu'aux dents. » Ce n'est que quelques heures de présence à peine, le temps d'amener des couches, des compotes, des bonbons. « Mais c'était l'extase pour les enfants et même pour les nounous ! », se souvient le pompier, avant d'avouer sa difficulté à repartir. « On pleurait tous les deux. »

Partir du camp à Jacmel, où ils ont accompli leur mission humanitaire, fut difficile aussi. L'équipe n'a eu qu'une heure pour faire ses valises. « Il a fallu qu'ils nous arrachent aux gens à qui on disait au revoir dans la file. C'était très fort. »

Loévan s'adapte doucement à sa nouvelle vie. « Pas de souci particulier », affirme la maman, si ce n'est une difficulté à s'endormir à l'intérieur de la maison, la nuit. « Ils dormaient dehors là-bas. » L'histoire ne se termine pas là pourtant. Le couple, qui habite Bégard, compte retourner en Haïti et vient de créer une association pour récolter des dons afin de venir en aide à la crèche haïtienne. « C'est difficile quand on pense aux enfants qui sont restés là-bas. Le but maintenant, c'est de les faire venir, eux aussi. »

Cléo, petite étoile d'Haïti, domaine de Bellefontaine, 38, allée de l'Étang ; 59 250 Halluin. cleo.asso@yahoo.fr
Hélène RONNÉ.


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