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2010.02.14 Manifestation. Ils attendent « leurs » enfants d'Haïti

source : ladepeche.fr
Un mois et un jours après le séisme qui a fait 217 000 morts à Haïti, 700 enfants attendent toujours d'être adoptés en France. Hier, 200 familles, membres du collectif « SOS-Haïti enfants adoptés », ont manifesté devant le ministère des Affaires étrangères, à Paris. Ils se sont ensuite dirigés vers le secrétariat d'Etat à la Famille afin de remettre une pétition de plus de 46 000 signatures. Les futurs parents réclament en effet une accélération du processus d'adoption, au point mort depuis la catastrophe qui a ravagé l'île le 12 janvier dernier. Ils veulent également qu'un rapatriement d'urgence soit mené dans les plus brefs délais. « Nous demandons l'évacuation de tous les enfants en cours d'adoption de manière légale et transparente » a d'ailleurs déclaré Emmanuelle Guerry, la porte-parole du collectif. Les parents réclament également la mise en place d'une commission mixte entre la France et Haïti pour faciliter la procédure et les démarches administratives. C'est la troisième fois que les familles manifestent depuis le tremblement de terre. Pour le moment, leurs tentatives n'ont rien donné de concret. Mme Guerry a d'ailleurs souligné « la position indigente du ministère alors que les enfants sont en danger ». Pour le collectif, le pouvoir français abandonne ces enfants à une situation sanitaire désastreuse et à un avenir précaire.

Autre point litigieux, la possibilité pour les familles de faire rapatrier des enfants dont ils n'ont pas encore obtenu légalement la garde. « Nous réclamons l'évacuation et pas seulement pour les enfants dont les parents détiennent un jugement d'adoption positif » a réaffirmé Mme Guerry. Pour le moment, le ministère n'a pas donné suite et ces enfants doivent donc rester en Haïti. Fin janvier, la polémique sur l'adoption avait été relancée après que dix Américains avaient essayé d'enlever des enfants pour les ramener aux États-Unis. Ils devraient bientôt être jugés par la justice haïtienne qui les accuse d'ores et déjà de trafic d'enfants.


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