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2010.02.25 Sandrine attend toujours sa petite fille Haïtienne

(Sud Ouest) TÉMOIGNAGE. Rebecca devait arriver ces jours-ci. Sa maman se débat pour accélérer les démarches

Entre douleur et colère… Sandrine Bouc, maman adoptive d'une petite Haïtienne, Rebecca, 2 ans et demi, se réjouissait il y a seulement quelques jours : « Rebecca va enfin nous rejoindre… »

Or, ainsi qu'elle le raconte, « Les évacuations d'enfants ont subitement cessé la semaine dernière, sur la prétendue raison que les enfants rencontraient leurs parents directement à l'aéroport et que deux psychologues ont affirmé qu'ils étaient traumatisés. On le serait à moins, avec des heures et des heures d'attente à l'ambassade puis à l'aéroport, un vol long et éprouvant pour des petits enfants qui en ont déjà tellement enduré, le décalage horaire, etc. ! »

De dénoncer : « Les vols commerciaux ayant repris, l'État se désengage de la suite. Le Secrétariat à l'adoption international (SAI) était même surpris de cette décision ! »

« Au cas par cas »

Aussi, avant-hier, Sandrine, qui habite La Teste-de-Buch (elle est guide interprète international) a essayé de passer de multiples coups de fil à droite et à gauche, notamment auprès du SAI : « Un jour, nos enfants arrivent bientôt, un autre jour les dossiers vont être étudiés au cas par cas. Que veut dire cas par cas ? Nous avions eu un apparentement avant le séisme pour Rebecca. Son cas a été jugé et son dossier a été déposé à l'ambassade le 11 ou le 12 février. Or, il y a une liste de 112 enfants qui devaient être évacués, et elle ne figure pas dessus. Son dossier est à l'ambassade mais sera « réétudié ». Se rend-on bien compte de la situation : les pluies diluviennes ont commencé à tomber, les enfants ne sont pas vaccinés pour la majorité, ils dorment dehors avec des rats entre les jambes qui viennent les mordre durant la nuit et on prétend faire du cas par cas… »

Un appel aux élus

Sans nouvelles de sa petite fille, Sandrine a pris un billet d'avion pour partir fin mars en Haïti et essayer de faire bouger les choses. « Je ne compte pas partir avec elle sans autorisation, c'est évident. Mais j'espère que d'ici là la situation aura évolué et que j'aurai eu ce fameux feu vert pour la ramener avec moi. D'autant plus que Marjorie, la directrice du foyer de Sion où se trouve Rebecca, ne comprend pas l'attitude de la France. »

Aussi, est-ce un appel aux élus du Bassin que la jeune maman lance : « Je leur demande d'intervenir auprès du ministre Bernard Kouchner afin de nous faciliter les choses. Il faut sauver nos enfants ! »

Procédure d'urgence

Hier encore, la jeune maman a envoyé un courrier mail au secrétariat à l'adoption : « Je leur pose des questions, dit-elle. Qui va assurer le retour de mon enfant si je ne peux pas m'y rendre, compte tenu de l'état d'urgence ? Quels sont les documents dont Rebecca a besoin pour obtenir un visa et un passeport permettant son retour ? Quels en sont les délais ? »

Sandrine est à bout : « Je veux mettre en place tout ce qui est en mon pouvoir pour mettre hors de danger Rebecca. Il faut qu'elle puisse quitter dans les meilleures conditions un pays dans lequel elle n'a plus aucune raison légale de rester. »


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