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2010.03.21 Travail humanitaire au Viêtnam: en attendant l'adoption

source : cyberpresse.ca
Yves Therrien
Le Soleil
(Québec) En couple depuis une douzaine d'années, Sophie Girard a toujours voulu adopter un enfant parce qu'elle souhaitait une famille multiculturelle. Aujour d'hui, elle et son conjoint ont trois enfants biologiques âgés de huit, six et cinq ans. Et ils veulent un quatrième enfant, une fille. Elle sera Vietnamienne, mais le couple ne sait pas encore quand elle arrivera dans sa nouvelle demeure familiale.

«Nos démarches ont commencé en 2005, précise-t-elle. Et nous adopterons une petite Vietnamienne probablement d'ici 12 à 18 mois. Même si je ne la connais pas encore, je pourrai connaître son pays d'origine après notre projet de travail humanitaire au Viêtnam, en juin.»

Elle raconte les péripéties de l'adoption internationale et les nombreuses règles qui entourent un tel projet. Il faut absolument passer par une agence d'adoption accréditée par le gouvernement québécois et par le pays d'origine de l'enfant. Chaque pays a des restrictions et des critères d'admissibilité.

«Il nous a fallu près de six mois pour faire le tour des agences pour connaître les pays et leurs critères, poursuit Mme Girard. Dans certains pays, les parents adoptants ne peuvent avoir d'enfants biologiques ou encore ils doivent être mariés depuis au moins cinq ans. Pour d'autres, il ne peut y avoir un grand écart d'âge entre les deux conjoints.»

Une longue attente

Après des mois de démarches, une agence est choisie pour adopter une fillette du Mexique ou du Viêtnam. Le Viêtnam avait fermé ses frontières à l'adoption, mais les a ouvertes de nouveau en 2006. Sauf que l'agence avec qui le couple fait affaire ne choisit que des poupons, alors que le couple est prêt pour une fillette qui aurait entre deux et six ans. Ils sont sur une longue liste d'attente. Sophie Girard et son conjoint se retrouvent dans le vide et décident de changer d'agence : l'attente est trop longue.

«Au début, on reste collé au téléphone dans l'espoir d'avoir un appel. Mais les délais sont si longs. Arrivent alors la réorientation de carrière et le retour aux études pour moi et mon conjoint. Le projet d'adopter une fillette n'est pas abandonné, mais le projet humanitaire au Viêtnam l'a ravivé. Et nous avons rencontré l'agence Enfants du monde pour poursuivre nos démarches.»

Mme Girard sait bien que l'adoption d'un enfant étranger est un privilège et non un droit. «On sait quand le projet d'adoption débute, avoue-t-elle, mais sans savoir à quel moment il se concrétisera. Il faut vivre avec l'attente.» Elle espère accueillir la fillette comme quatrième enfant de la famille bientôt.


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