2010.04.25 Ales. Isabelle Wagner attend son fils Ilan, âgé de seize mois

source : midilibre.com

La chambre du petit est prête, les valises pour Haïti sont faites. A Saint-André-de-Capcèze, à l'entrée de la Lozère, Isabelle et Cyril n'attendent qu'un coup de fil pour rejoindre leur fils Ilan à Haïti et le ramener chez eux.
Employés tous deux au centre d'aide par le travail La Cézarenque, elle comme comptable, lui comme moniteur chocolatier, ils ont vu Ilan, autrement que sur des photos, pour la première fois en novembre 2009. Durant la semaine passée à la crèche, Isabelle a pu entendre son fils prononcer ses premiers mots en appelant Cyril papa. Lors de ce premier contact, c ette membre active d'Enfants d'Haïti est aussi tombée amoureuse de la population de l'île, qu'elle a quittée sur un au revoir. Entre temps, il y a eu le séisme, les morts. Raison de plus pour y retourner au plus vite, dit-elle. L'attente est devenue plus difficile depuis le 12 janvier. La maison de la directrice, où Ilan était avec sa nounou, ne s'est pas écroulée. Cela dit, Isabelle n'est pas tranquille. « Il va bien, mais on ne sait pas ce qui va se passer. Le 12 janvier, on était resté quatre jours sans informations. » Depuis quatre semaines que la demande de passeport d'Ilan est au consulat, Isabelle n'a pas, ou peu, de nouvelles. La procédure haïtienne a été dûment complétée et le couple ne comprend pas pourquoi le service de l'adoption internationale est aussi long à les contacter. « Pour nous, c'est la dernière ligne droite, sans voir l'arrivée », explique la mère d'Ilan, toujours dans l'incertitude. « Au niveau des autorités françaises, on se bat vraiment pour avoir des informations. On parle de quinze jours, mais on ne sait pas. »


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