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2010.06.25 États-Unis : le douloureux dossier des Russes adoptés

source : Le Figaro
Par Laure Mandeville

Un garçon de sept ans a été renvoyé en Russie par ses parents adoptifs américains qui n'en voulaient plus. L'épisode a horrifié le pays.

Au mois d'avril dernier, Artiem Saviliev, 7 ans, un blondinet au regard triste et perdu, atterrissait à l'aéroport de Domodedovo en provenance des États-Unis, avec une note dans sa poche. Dans cette lettre, adressée aux autorités russes, Torry Hansen, mère adoptive américaine du garçonnet, expliquait qu'elle renonçait à l'enfant en raison de son «instabilité mentale». «Il est violent et a un comportement psychopathologique grave», écrivait-elle, disant avoir été «trompée» par l'orphelinat russe où elle l'avait trouvé.

L'enfant avait été adopté six mois plus tôt et voyageait sur un visa parvenu à expiration. La grand-mère, Nancy Hansen, qui avait accompagné l'enfant jusqu'à Washington DC, a justifié la décision de sa fille en dressant un portrait effrayant de l'enfant. En dépit de son jeune âge, il frappait, crachait et menaçait son entourage, a-t-elle rapporté. Il aurait fait un dessin de la maison entourée de flammes, en précisant qu'il allait y mettre le feu pour brûler toute la famille. Celle-ci n'a pas supporté. Un «désir d'enfant» venait de se transformer en tragédie et en scandale international.

Problèmes psychiatriques

L'épisode a en effet horrifié la Russie comme l'Amérique, contribuant à tendre les relations entre les deux pays. Le président russe, Dmitri Medvedev, a qualifié le renvoi de l'enfant d'«action monstrueuse», expliquant à la chaîne américaine ABC qu'il avait des inquiétudes sur le traitement récent des orphelins russes adoptés par des familles américaines. Une quinzaine d'enfants russes ont été tués par leurs parents adoptifs depuis le début des années 1990. Dans la foulée du renvoi d'Artiom Saviliev, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé un «gel des adoptions» jusqu'à ce que les États-Unis et la Russie se mettent d'accord sur une convention bilatérale d'adoption. Le sujet devait être abordé jeudi entre Medvedev et Obama.

En Russie, la question de l'adoption d'enfants russes à l'étranger reste un sujet sensible, que le pouvoir chevauche parfois avec une certaine hypocrisie, jouant sur le registre antiaméricain qu'il affectionne pour dénoncer les «tueurs d'enfants» d'Amérique… Cette politisation du débat cache en réalité une douloureuse et complexe réalité, sur laquelle l'hebdomadaire Time a récemment enquêté. Dans le reportage saisissant réalisé par le journal, on découvre que sur les 58 000 familles ayant adopté des enfants russes, près de 4 000 ont décidé de renoncer à leurs droits parentaux en raison des problèmes psychiatriques lourds que les jeunes enfants avaient révélés.

Ces statistiques impressionnantes sont méconnues car beaucoup de parents, honteux d'avoir abandonné leurs enfants adoptifs, gardent le silence. Ces problèmes, plus fréquents chez les enfants russes - notamment parce qu'ils sont adoptés plus tardivement -, proviendraient des séquelles laissées par leur petite enfance ou leur passage par les orphelinats russes. De ce point de vue, l'arbre du drame vécu par Artiom Saviliev cache la forêt de la misère sociale profonde dans laquelle vivent des millions d'orphelins en Russie. L. M.


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