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2010.07.27 Douze orphelins haïtiens au centre d'un imbroglio

source : journalmetro.com

DAVID CRARY, THE ASSOCIATED PRESS

Six mois après leur évacuation chaotique vers les États-Unis, 12 enfants haïtiens se trouvent toujours dans une institution catholique près de Pittsburgh, alors que les autorités américaines et haïtiennes tentent de déterminer quel devrait être leur pays de résidence.

Leur cas est compliqué et politiquement sensible, et toutes les parties affirment souhaiter la meilleure issue possible pour les enfants. Mais l'impatience commence à se faire sentir.

Contrairement aux quelque 1100 autres enfants haïtiens emmenés aux États-Unis après le tremblement de terre du 12 janvier, les 12 enfants hébergés au Holy Family Institute à Emsworth, en Pennsylvanie, n'étaient pas engagés dans un processus d'adoption avant le séisme. Selon certains juristes, ils n'auraient pas dû être admissibles au programme d'urgence.

Des familles américaines sont disposées à les adopter maintenant. Mais les agences fédérales américaines, le gouvernement haïtien et le Comité international de la Croix-Rouge tentent toujours de déterminer si les 12 enfants devraient être donnés en adoption aux États-Unis ou retournés à des proches en Haïti.

Ils faisaient partie d'un groupe de 54 enfants de l'orphelinat Bresma, à Port-au-Prince, où deux soeurs originaires de la région de Pittsburgh faisaient du bénévolat depuis plusieurs années. L'appel à l'aide des deux soeurs après le séisme a été entendu, et un pont aérien a été organisé pour évacuer les enfants. Le gouverneur de Pennsylvanie, Ed Rendell, et un représentant démocrate de l'État, Jason Altmire, ont notamment participé à l'opération.

Avec le recul, il est clair que le fait d'inclure ces 12 enfants dans le pont aérien a créé un dilemme. Mais les autorités fédérales et de l'État ont défendu la décision de ne pas les laisser derrière à Port-au-Prince.

Le département d'État, qui supervise plusieurs volets de l'adoption internationale, est très impliqué dans l'affaire, mais n'a pas fait de déclaration officielle à ce sujet. Deux employés s'exprimant sous le couvert de l'anonymat ont affirmé que le cas était très complexe et qu'il n'y avait pas d'échéancier établi pour le résoudre. Ils ont précisé qu'aucune décision ne serait prise sans l'accord du gouvernement haïtien.


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